Communiqué de presse de l'Union Syndical Solidaires Savoie

Publié le par Union Syndicale Solidaires Savoie

L'explosion, pour des raisons non encore élucidées dans la nuit du 30 avril au 1er mai 2009 dans une usine désaffectée de Cognin, explosion ayant entraîné la mort de Zoé et les blessures graves de Mickaël, a donné lieu à une hystérie sécuritaire sans précédent dans l'agglomération chambérienne : descente de police à l'espace autogéré des « Pilos » le 4 mai, intervention de la Sous Direction Anti-Terroriste (la même qu'à Tarnac), interpellation de 11 personnes, mise en garde à vue sous le régime antiterroriste d'une d'entre elles et son transfert à Levallois le même jour, puis d'une autre quelques jours plus tard...

L'absence de lien autre qu'une fréquentation commune de certains lieux, l'absence de preuves attestant de la présence des deux inculpés sur les lieux au moment de l'accident, pire encore, l'existence d'alibis solides non pris en compte dans l'enquête... rien n'arrête la police dans sa fabrication de « l'ennemi intérieur », d'une mouvance « anarcho-autonome » fantasmée, de liens avec les arrestations de Tarnac : la théorie des « cercles concentriques » (avec son noyau dur de ceux qui agissent, puis ceux qui aident, puis ceux qui savent...) tente de théoriser l'existence d'un terrorisme de « l'ultra gauche », prétexte à l'instauration de pratiques policières ou de juridictions d'exception dont la véritable finalité est la criminalisation de toute forme de contestation, qu'elle soit politique, syndicale, sociale ou culturelle.


L'Union Syndicale Solidaires Savoie est aux côtés du comité de soutien aux inculpés, de leurs familles et amis. Solidaires Savoie dénonce ces pratiques sécuritaires dignes d'un état policier et demande que les deux personnes inculpées dans cadre de l'enquête sur l'accident de Cognin soient remises en liberté dans les plus brefs délais.



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